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Vous cherchez quelque chose ?

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Lucia Rochat

Fondatrice de Soap and the Sea
Genève, 45-55

Présentation de l'invitée: emploi ou activité, lieu de naissance ou pays d’origine, formation ou parcours, lieu de résidence.

Je suis Lucia la fondatrice de The Soap and the Sea, une marque de savons bio qui sensibilise le public à l’importance, la beauté et la fragilité des océans. Née sur la côte atlantique espagnole, j’ai grandi en Suisse où j’ai étudié le droit à Fribourg et Zurich. Aujourd’hui, je vis à Genève, assez loin de la mer, ce qui explique peut-être pourquoi j’ai créé une marque qui amène l’océan dans nos salles de bain.

Mon parcours? Je suis passée d’avocate à savonnière passionnée par la vie marine. Ce n’est pas exactement ce que j’avais imaginé au départ, mais c’est souvent comme ça que les choses prennent sens.

Parlez-nous de votre lieu de résidence, de votre ville ou de votre région, de votre activité, et dites-nous ce que vous aimez (ou non) dans votre ville natale.

J’habite à Genève, en Suisse. Une ville profondément internationale. Ce que j’aime ici, c’est cette ouverture sur le monde, cette richesse culturelle qui fait partie du quotidien. J’aime surtout être entourée de nature. Le lac est magnifique, les montagnes tout autour. Un endroit rêvé pour élever des enfants. Et puis, il faut bien le dire, on y trouve le meilleur chocolat du monde.

Ce que j’aime moins? Les hivers gris qui semblent ne jamais finir. Le stratus qui s’installe, les journées sans lumière, cette impression que le soleil oublie parfois Genève.

Et puis il y a la distance avec l’océan. Il me manque souvent. Alors je le retrouve autrement, dans mes pensées, en regardant le lac… dans un savon.

Vos adresses incontournables près de chez vous ? (restaurant, marché, galerie, musée, lieu à ne pas manquer, adresse intime ou secrète, etc.)

Le Bombar pour aller diner

Marius pour boire un verre

La Récré pour le café  

Le Catalpa pour ses blind tests du mardi soir

Le lac Léman pour me baigner toute l’année

La plaine de Jussy pour promener mon chien

La boulangerie Ardizzone pour la tresse et la ficelle

La fondue du Café du Soleil au Petit-Saconnex

Coolturalia pour connaître toutes les activités culturelles

Pour la mode, Noa et son concept Neo Noa qui permet de revendre ses vêtements pour leur offrir une seconde vie

Vos endroits préférés sur Terre ?

Mes endroits préférés sur Terre sont au bord de l’océan. De préférence l’Atlantique. J’aime quand les vagues sont grandes, quand on hésite un instant avant d’entrer dans l’eau et qu’on se demande si c’est vraiment une bonne idée.

Pensez-vous qu’il soit important de voyager ? Pourquoi ?

Oui, je pense que voyager est important. Voyager est une chance, et comme toutes les chances, cela vient avec des responsabilités.

Le voyage nourrit la curiosité, ouvre le regard et permet de découvrir d’autres façons de vivre. Voyager pour apprendre, et pour transmettre.

J’aime beaucoup cette citation de Nicolas Bouvier : « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait. Il dépouille le voyageur de ses habitudes et de ses certitudes.»

Que pensez-vous de l’avenir du voyage et de ce que nous, citoyens, devrions prendre en considération ?

Je pense que l’avenir du voyage doit être plus réfléchi, plus conscient.

Prendre le temps de s’immerger, de respecter les lieux, de choisir des destinations qui résonnent vraiment avec ce que l’on est. Et aussi trouver un équilibre entre les voyages lointains et ceux plus proches.

Que conseilleriez-vous ?

Je ne sais pas si je suis la mieux placée pour donner des conseils, mais s’il y en avait un, ce serait peut-être celui-ci : voyager moins, mais mieux.

En tant que femme, quel regard portez-vous sur l’avenir de notre planète ou de nos sociétés ?

Mon regard sur l’avenir est partagé entre inquiétude et espoir. En tant que mère, je pense souvent à ce que nous allons laisser aux générations suivantes.

Je me vois comme une invitée sur cette planète, alors j’essaie de la quitter un peu mieux que je ne l’ai trouvée. Ce qui me rassure, ce sont toutes les petites actions et les projets engagés que je vois émerger autour de moi. C’est cette conviction qui m’a poussée à créer The Soap and the Sea : agir de manière concrète pour protéger l’océan. Je crois que chacun peut faire sa part, à sa façon.

Comment pensez-vous pouvoir y contribuer ? Quelles femmes vous inspirent ?

J’y contribue en tant que fondatrice de The Soap and the Sea. Nos savons sont bien plus que de simples produits : ils créent un véritable lien avec la préservation des océans. Chaque emballage raconte une histoire, mettant en lumière la beauté fragile du monde marin et les espèces qu’il est essentiel de protéger. À travers ces petits objets du quotidien, nous voulons rappeler à quel point notre connexion avec l’océan est précieuse et montrer que prendre soin de l’océan peut commencer par un geste aussi simple que se laver les mains.

Les femmes qui m’inspirent sont souvent discrètes. Celles qui agissent au quotidien, qui créent, qui prennent soin, qui s’engagent sans chercher à faire du bruit. Des femmes entrepreneures, artistes, mères, militantes, qui avancent avec conviction, sensibilité et persévérance.

En matière de protection de la nature, je pense à Jane Goodall ou Sylvia Earle.

Quel serait votre rêve de voyage ?

Traverser l’Atlantique à la voile. C’est un rêve, mais un rêve qui me fait vraiment peur. Ce n’est pas tant l’isolement que la force de l’océan qui m’impressionne : sa puissance, son imprévisibilité. Ça me fait sentir toute petite.

Lucia RochatLucia Rochat
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